Tomber malade quand on est salarié soulève toujours la même angoisse : vais-je perdre une partie de mon salaire ? La réponse dépend de deux mécanismes qui se cumulent : les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) et le maintien de salaire par l'employeur. Voici comment ils fonctionnent en 2026.
1. Le délai de carence : les 3 premiers jours
La Sécurité sociale ne verse pas d'indemnités pour les 3 premiers jours d'arrêt : c'est le « délai de carence ». L'indemnisation par l'Assurance maladie ne commence donc qu'à partir du 4e jour.
2. Les indemnités journalières (IJSS)
À partir du 4e jour, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières égales à 50 % de votre salaire journalier de base. Ce salaire de base correspond à la moyenne de vos 3 derniers salaires bruts, divisée par 91,25.
Mais ce salaire de référence est plafonné : depuis avril 2025, il est calculé sur un salaire limité à 1,4 fois le SMIC. En pratique, l'indemnité journalière maximale s'établit autour de 41,47 € brut par jour (montant révisé périodiquement).
| Élément | Règle 2026 |
|---|---|
| Taux de l'IJSS | 50 % du salaire journalier de base |
| Plafond du salaire de référence | 1,4 × SMIC |
| IJSS maximale (indicatif) | ≈ 41,47 € brut / jour |
| Délai de carence | 3 jours |
3. Le maintien de salaire par l'employeur
Les IJSS seules ne représentent que la moitié du salaire : c'est là qu'intervient le maintien de salaire. La loi (dite « de mensualisation ») oblige l'employeur à compléter les IJSS sous conditions :
- Ancienneté : au moins 1 an dans l'entreprise ;
- Carence employeur : le maintien légal commence après un délai de 7 jours (sauf accident du travail) ;
- Montant : 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours, puis 66 % les 30 jours suivants ;
- Durée : elle augmente avec l'ancienneté (de 30 à 90 jours par tranche).
4. La subrogation : qui vous verse l'argent ?
Quand l'employeur maintient le salaire, il pratique souvent la subrogation : il vous verse l'intégralité du salaire maintenu, puis perçoit directement les IJSS à votre place. Vous ne voyez alors qu'un seul versement, celui de l'employeur. Sans subrogation, vous percevez les IJSS de la CPAM et le complément de l'employeur séparément.
5. Et la fiscalité ?
Les indemnités journalières de maladie « ordinaire » sont imposables et soumises au prélèvement à la source. Elles sont pré-remplies sur votre déclaration. Seules les IJSS versées au titre d'une affection de longue durée (ALD) sont exonérées d'impôt.
Calculez votre salaire net habituel
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