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Arrêt maladie :
IJSS, carence et maintien de salaire

Mis à jour le 30/06/2026 • 8 min de lecture

Tomber malade quand on est salarié soulève toujours la même angoisse : vais-je perdre une partie de mon salaire ? La réponse dépend de deux mécanismes qui se cumulent : les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) et le maintien de salaire par l'employeur. Voici comment ils fonctionnent en 2026.

1. Le délai de carence : les 3 premiers jours

La Sécurité sociale ne verse pas d'indemnités pour les 3 premiers jours d'arrêt : c'est le « délai de carence ». L'indemnisation par l'Assurance maladie ne commence donc qu'à partir du 4e jour.

📌 Bon à savoir : en cas d'arrêts successifs pour une même affection de longue durée (ALD), le délai de carence ne s'applique qu'une seule fois. Certaines conventions collectives suppriment aussi cette carence via le maintien de salaire employeur.

2. Les indemnités journalières (IJSS)

À partir du 4e jour, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières égales à 50 % de votre salaire journalier de base. Ce salaire de base correspond à la moyenne de vos 3 derniers salaires bruts, divisée par 91,25.

Mais ce salaire de référence est plafonné : depuis avril 2025, il est calculé sur un salaire limité à 1,4 fois le SMIC. En pratique, l'indemnité journalière maximale s'établit autour de 41,47 € brut par jour (montant révisé périodiquement).

ÉlémentRègle 2026
Taux de l'IJSS50 % du salaire journalier de base
Plafond du salaire de référence1,4 × SMIC
IJSS maximale (indicatif)≈ 41,47 € brut / jour
Délai de carence3 jours

3. Le maintien de salaire par l'employeur

Les IJSS seules ne représentent que la moitié du salaire : c'est là qu'intervient le maintien de salaire. La loi (dite « de mensualisation ») oblige l'employeur à compléter les IJSS sous conditions :

✅ Conventions collectives plus généreuses. Beaucoup de conventions prévoient un maintien à 100 % du salaire net, sans carence, dès le premier jour. Consultez votre convention : c'est elle qui peut faire toute la différence.

4. La subrogation : qui vous verse l'argent ?

Quand l'employeur maintient le salaire, il pratique souvent la subrogation : il vous verse l'intégralité du salaire maintenu, puis perçoit directement les IJSS à votre place. Vous ne voyez alors qu'un seul versement, celui de l'employeur. Sans subrogation, vous percevez les IJSS de la CPAM et le complément de l'employeur séparément.

5. Et la fiscalité ?

Les indemnités journalières de maladie « ordinaire » sont imposables et soumises au prélèvement à la source. Elles sont pré-remplies sur votre déclaration. Seules les IJSS versées au titre d'une affection de longue durée (ALD) sont exonérées d'impôt.

⚠️ Contrôle des arrêts. Respectez les horaires de sortie autorisés et ne quittez pas votre département sans accord de la CPAM : un contrôle peut suspendre le versement des indemnités.

Calculez votre salaire net habituel

Pour estimer votre perte de revenu pendant un arrêt, partez de votre net mensuel exact.

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